espace, écrase, malaxe, la bouche de ce dieu sans père,
dis qu'il n'est que dans l'esprit de ceux qui veulent y croire,
pour mieux se taire dansons le sabbath les deux yeux clos.
science, raison, pour mieux faire ce qu'on ne nous a pas fait,
des ailes, des nageoires, comme il est bon de se dire, merci.
rien n'est là, que pour faire tenir ce mat, partit vers nullepart...
un homme viendra, un peu soaul, et dira:"va où tu veux"
La ville
Ah! Danse ma ville, que chantent ces doux pigeons,
le doux parfum de réglisse, d'asphalte encore chaud,
m'empli les narines d'espoir, je sens que là est le beau,
la fine cannelle de l'essence de moteur à explosion.
Le plastique devenu lys, la pierre devenue terre,
le pavé, petite pierre de rivière, coulante, fière,
de mes doigts inactifs tomberont les vieux piquets.
Le bois humain. Les voitures restent chevaux inquiets.
La ville sera paradis des oiseaux de jour et de nuit,
les paons, les perroquet, les rapaces, les vautours,
seront rois des dépouilles posées sans plus d'amour.
Parce que tu aimes où tu es, ce ne sera plus l’ennui,
des grands murs seront pyramides entreprenantes,
quand la ville sera pleine de vie, ma mort sera plaisante...
texte peut-être pour un SLAM
on voit des gens,
on les r'garde ou pas,
on les juge ou pas
on les aime ou pas
on sait pas toujours c'qu'on voit
et c'que l'on voit, on en sait pas
forcément si c'est vraiement ça
c'est pas facile pour tout l'monde
de se voir dans un miroir
c'est ce que me raconte
mon oreiller tous les soirs
chacun a son histoire
mais ne raconte pas
toutes ces bévoires
fier ou pas ?
on le sais pas toujours pour soi
alors voir un gars dans la rue,
se demander ce qu'il croit
c'est comme embrasser son cul
rien n'est là exprès,
mais tout est là
on a pas souvent le choix
même si on a la foi
ça recommence tous les matins
comme ça jusqu'à la fin
l'esprit d'une femme c'est la seule chose
que le corps d'un homme ne sent pas
on reste pas souvent seul
quand on s'y sent vraiement
on pèse souvent la balance
quand on est en dessous
on porte souvent le poids
quand on y est obligé,
on reste souvent chez soi
quand on a le monde entier
EN SOI
on sait pas s'qu'on montre...
on montre quoi ?
ce que l'on peut ou ce que l'on veut
on peut pas tout voir ni tout montrer
et même si on pouvait ,
je sais pas si on l'ferait
L’Arbre et la Fleur
Un arbre dit à une petite fleur, qui poussait doucement
et ne prenait pas beaucoup de place sous son ami géant:
"attends qu'une de mes branches casse et tu verras..."
"Que t'ais-je fait? Moi, petite et toi énorme de ta pénombre
ce serait plutôt à moi de me plaindre, toujours à ton ombre"
"C’est pour moi quand je t’écraserais, je m'allègerais,
ta petite ombre tellement insignifiante me rappelle la mienne
énorme qui n'est venue qu'avec le temps et qui ne me sert
qu'à préparer ma chute..."
De porter si haut,
le socle du tableau,
pour qu’aucun enfant,
n’ose être assez grand,
Pour toucher la peau,
d’un vibrant chevreau,
ainsi tout revient là,
sans choix on reste plat,
Sans ouvrir le cercueil ,
de nos souvenir enfouis,
par de trop brèves nuits,
j’ose ouvrir le petit œil,
On brime, on perce,
On cherche, on jette,
On meurt pour demain
Il n’y aura plus rien..
On l'a tous
on a tous dans la tête, le coeur ou les viscères
un animal qui nous aime, nous tue ou nous sert,
un oiseau, un rat, un poisson ou même une souris,
qui se frotte les plumes, nage ou regarde la sortie
on le noie souvent de ce qu'on ingurjite, on y perd
tout ce monde est entier sous ses pattes, ses pieds,
on le voie quand on perd la connexion avec le reste,
il parait anodin mais c'est souvent lui qui nous teste...
il n'est pas trop tard pour porter le baillon aux yeux,
il n'est pas trop tard pour offrir ce coeur aux vieux,
qui on perdu depuis longtemps leurs longues queues
leurs poils et leurs pelage parfois sale mais si soyeux
pour être dans le ventre d'un nouveau né, et lui dire:
"je suis là trouve moi de la place et je te l'offrirais"
on devrait...?
qu'il doit-être bon,
de ne plus rien être
de ne plus sentir
de ne plus nourrir,
l'amour qui sait réchauffer
la glace qu'elle m'a apporté
le charme qui délie les noeuds
puis tombent à terre mes voeux
l'air de musique volubile
pour cacher le bruit des automobiles,
sa vie pour prouver
que c'est là qu'on est passé
comme un arbre portant ses feuilles
pour mieux tomber sans un deuil,
il ne reste que ce qu'on a pas mangé,
mais on va bientôt s'en charger!!!
mon sentiment que l'on doit tout à tout
et que rien n'est en nous m'horrifie
de devoir
être pour quelqu'un ce que l'on voudrait
qu'il soit pour nous
sans cesse chercher autre chose qu'un miroir
un être qui serait tout et qui apporterait tout
mais je ne suis rien et pourtant je suis bien
Pascal
Je regardais pascal, du haut de la falaise… Il était là en bas,
rien ne changeait à son visage doux et provocateur, mon ennemi d’enfance
était là, bien qu’il ne m’entende pas et ne me voie pas, je le regardais comme
une première fois, comme si je redécouvrais ce jeune garçon, comme
s’il avait servi à quelqu’un qu’il soit mort, ici-bas poussé par la jalousie…
Le Piano Triste
Le rideau noir est tombé
Les doigts se taisent,
le piano débordant,
tout est là, devant,
restent quelques braises…
d’un coup le public t’aime,
femmes reperdant leur hymen,
hommes recrachant sur leur mépris
tous redeviennent enfant….tous petits !
les mains tapent en mesure battante
bientôt hurlent les égoïstes
mais dans la foule acclamante,
personne ne peut voir l’artiste…
tous attendent de le voir sortir .
tous l’imaginent déjà , debout,
vêtu en noir et blanc, parmi nous,
mains claquent prêtes à bondir !
tous ne veulent encore du soliste
qu’une note ! mais pas de pianiste…
les cris, les pleurs, la joie,
tous l’attendent comme un roi.
Alors on remonte le drap noir
On le voit ! Là ! Enfin dénudé
Mais quelques secondes après
du haut de son tabouret,
il tombe… pour ne plus bouger !
silence…
il n’y a plus d’espoir
alors les habilités de la scène
font horreur en annonçant
que le pianiste est mort,
« crise cardiaque »
silence…
puis des cris surgissent
la foule est en colère
quand on annonce :
« tickets non-remboursés »
aphorismes
c'est pas parce qu'on ment mal
qu'on dit bien la vérité
on a beau courrir
la lune nous rattrapera
comme on aime
on aimerait être aimé
comme on sait pas trop comment
on saurait pas trop pourquoi
les douces mains gèlent
aux glaciers bien frêles
pauvre ou riche
le bois du cerqueuil
mène quand même au deuil
rien ne se voit la nuit
sauf au fond du lit
la brève histoire de la manne
finit comme le foie gras ou le caviar
les doux espoir bienheureux
finissent tout aussi vieux
quand on compte les coeurs
on aime pas leur bonheur
rien ne se perd, rien ne se transforme,
tout reste là ! si tu le décides
les belle femmes perdent leurs âmes
quand les beaux hommes en gagnent
les histoires des rêves ou de guerres
sont toutes deux pour les enfants
rien n'est plus beaux
qu'un rideaux fermé
une âme vaut plus qu'une autre
quand elle en supporte plus
ou quand elle en porte plus ?
vagin de remplacement
pour putains défectueuse?
l'amour c'est comme un lit,
si on saute trop dessus
il vous lache au petit matin
/l'amour c'estcomme un bon lit
plus il est haut
de plus haut on tombe
mon malheur s'arrete là
où s'arrete celui des autres
on a toujours envie de ce que l'on a pas
et celui qui a ce qu'il veut...il a quoi ?
on vit comme on peut
et on meurt quand on veut
le jour se lève
quand la nuit se couche
le drap s'enlève
quand nos membres se touchent
nos bouches se ferment
quand nos yeux louchent
les toits sont jamais assez haut
pour laisser entrer les étoiles
les belles de cinéma
crèvent l'écran
à coups de talon aiguille
rien n'est là
ou tout est ailleurs ?
porte plus haute
la jarre que tu transporte
reste là
j'y vais
mais où?
pleure si tu veux
pour ceux qui sont partis
mais sourie aux vivants !
on a tous été petits
mais on sera pas tous vieux
la chance des galleux !
«_ à quoi ça sert Maman la guerre ? … »
«_oh à rien ils parlent que de ça aux infos, d’ailleurs
regarde au lieu de nous parler de la mode et de la météo
ils nous bassinent avec des pays qu’on savait même pas qu’ils existaient…! »
« _maman on ira en vacance en Algérie ? »
« _ non, on ira voir tatie Janine dans les Ardennes! »
la princesse et la sorcière
La mère, materne mais ne séduit pas
La séductrice, séduit mais n’aime pas
L’amoureuse, aime mais ne garde pas
La gardienne, garde, mais ne t’aime pas…
Un jour, la sorcière dit à la princesse : tu ne diras plus jamais « je t’aime ».
Elle lui arracha le cœur.
« quand tu auras trouvé le sens de ta vie, ton cœur battra de nouveau en toi… »
Courageuse cherchant en toutes parts, elle trouva un jeune et beau prince…
_ça y est, sorcière, tu dois me rendre mon cœur…
Mais quand elle l’eut, son cœur était dur et froid…
_alors plus rien ne bat en moi, sorcière ?!
La sorcière était sans cœur et la princesse l’était désormais un peu aussi…
car une femme sans cœur ne peut aimer ou être aimée. Alors le prince partit.
La princesse devint sorcière et prit des cœurs à d’autres, espérant
récupérer son amour de jeunesse. Mais elle ne fit que mal autour d'elle
en prenant les vies de ces jeunes femmes pures.
Elles devinrent elles aussi des cages thoraciques sans rien en leur intérieur...
Puis un jour une sorcière qui en avait marre de la vie, se déguisa en princesse
dans l'intention de mourir en se faisant ouvrir le thorax ... n’ayant plus de cœur
la vieille sorcière ne craignait rien qu'on lui ôte... et c'est là qu'elle fût géniale
sans le savoir… elle brisa le cycle des sorcières.
Quand on l'ouvrit, le creux de la paume assassine lui fit si mal que son cœur se remit à battre.
Elle avait reçut un cœur, non pas qu'on lui avait arraché, mais qu'elle avait oublié
et ainsi finit... le cycle des cœurs perdus. Toutes ces princesses que tous croyaient sorcières
n'étaient pas sans cœur mais sans mémoire de leurs amours passées...
Toutes revinrent du fond du gouffre non pas en volant de nouveaux cœurs
mais en se rappelant que le leur ne s’éteindrait jamais…
le miroir
parfois on ouvre les yeux mais il est trop tard,
une fois j'ai vu un drole d'homme dans le miroir...
sans chercher plus loin, sans penser à demain,
doutant, mais avec espoir, je l'ai brisé de ma main...
parfois on ne voit pas le beau côté du déboire
une fois j'ai vu de beaux diables dans le miroir
sans chercher plus loin, sans penser à demain,
doutant, mais avec espoir, je l'ai brisé de ma main...
parfois on se croit plus qu'une poussière dans le noir
une fois, j'ai vu le sang emplir de rouge le coin du miroir
sans chercher plus loin, sans penser à demain,
doutant, mais avec espoir, je l'ai brisé de ma main...
parfois un bout de ce que j'osais appeler mon miroir
je l'ai porté sur la veine posée dans un coin de l'histoire
sans chercher plus loin, sans penser à demain,
doutant, mais avec espoir, je l'ai brisé de ma main...
parfois on ouvre les yeux mais il est trop tard,
une fois j'ai vu un sourire, le dernier, de ton regard...
Rêves
mes doigts fins
courrent sur les draps de lin,
sans accroc, sans déchirer
nos êtres n'ont d'esprit
que ce qu'ils voient
comme deux miroirs
réfléchissant à l'infini
la lumière de nos yeux,
rien n'arretera ce rêve
sauf la mort qui n'est peut-être
elle aussi qu'un rêve
les cailloux
passant devant un pauvre homme,
qui tenait des cailloux,je me demandais
pourquoi il ramassait des cailloux, en
un tas à côté de lui qu'il comptait ...
je lui demande, ce qu'il fait ...
il me dis:"j'achète des sous!
_comment-ça monsieur?
_on me donne un sou tous
les 30000 cailloux! alors...je compte"
intrigué je continue à marcher...
et je trouve un homme à côté
d'un tas de feuille...qui compte!
"_vous achetez des sous" lui dis-je
bien renseigné.
"_non j'achète des cailloux,
pour 2000 feuilles, j'achète 10 cailloux"
"_ah, biensur!"
bien décidé à m'ancrer dans la culture
de ce pays, je continue à marcher et
c'est là que je voie un homme qui
compte des sous... je lui dis:
"_vous achetez des cailloux
ou des feuilles contre des sous ?"
_oui mais j'achète des cadeaux
pour dieu fasse beaucoup de feuilles
et de cailloux..."
Elise
elle est tombée là, à terre, juste devant moi,
impuissant, et un peu comme mort avec elle..
crevant le rictus joyeux qui agaçait ma lèvre.
tétanisé par ce choc sans bruit, ni explosion,
de la mort amoureuse qui hantera toute ma vie.
rien n'y fait, rien ne porte mon ventre trop gros,
rien ne cajole plus mes larmes devant le film,
rien ne réchauffe plus ce cœur les soirs d'hiver,
sauf..., alexandra. la fière amazone de bastide
plus tard je saurais que je l'ais gardée en moi,
mon petit amour de grand mère en choux fleur
et cette douce femme avec son visage en cœur
et que ces deux femmes étaient la même chose,
perdu ou découvert, mon amour...toujours là
Si bien…
De porter si haut,
le socle du tableau,
pour qu’aucun enfant,
n’ose être assez grand,
Pour toucher la peau,
d’un vibrant chevreau,
ainsi tout revient là,
sans choix on reste plat,
Sans ouvrir le cercueil ,
de nos souvenir enfouis,
par de trop brèves nuits,
j’ose ouvrir le petit œil,
On brime, on perce,
On cherche, on jette,
On meurt pour demain
Il n’y aura plus rien..
les pieds sur les épaules
les doigts en croix, dans le nez c'est pas toujours facile,
même si j'ai les pieds sur les épaules, c'est mon idylle !
les histoires à dormir debout blanchissent quelques nuits,
mais rien n'y fait, je broie mon voisin congolais d'ennui,
bien plus fier d'être français que moi, il me raconte parfois,
qu'un grand jean-marie sauvera le monde... mais de quoi ?
du ridicule qui habite chacun de nous ? ou de la vrai peur
de faire rire des gens qui lui seraient vraiement supérieurs.
bien que je crois à l'égalité, se dire "con" à soi-même
est vraiment réducteur...mon voisin n'a pas ce problème...
le petit arbre et la fleur
Un arbre dit à une petite fleur, qui poussait doucement
et ne prenait pas beaucoup de place sous son ami géant:
"attends qu'une de mes branches casse et tu verras..."
"Que t'ais-je fait? Moi, petite et toi énorme décombre
ce serait plutôt à moi de me plaindre, toujours à ton ombre"
"Ce n'est pas toi que j'écraserais, mais ça m'alègera,
ta petite ombre tellement insignifiente me rappelle la mienne
énorme qui n'est venue qu'avec le temps et qui ne me sert
qu'à préparer ma chute..."
la douce mine
sur son teint blanc, des traits se dessinent
peu à peu en noir se déclare sa douce mine...
un bout de nez pointe, vers mon oeil distrait,
une bouche ouvre le son que je n'entendrais,
l'oeil montre son iris pour mieux voir le monde
un coeur, un sein porte à moi l'envie féconde,
des cuisses cachent une un sexe doux, encore,
mes doigts tremblent quand je finis le dessin, alors,
cette belle de moi et toute à moi finira au placard,
comme celles que l'on croit trop plaisantes...d'espoir,
je porte peut-être un jour aux murs de ma chambre,
les amours qui n'aiment que moi,
ou ceux qui les voient...
La ville
Ah! Danse ma ville, que chantent ces doux pigeons,
le doux parfum de réglisse de l'asphalte encore chaud,
m'empli les narines d'espoir, je sens que là est le beau,
la fine canelle de l'essence de moteur à explosion.
Le plastique devenu lys, la pierre devenue terre,
le pavé, petite pierre de rivière, coulante, fière,
mes doigts inactifs tomberont en vieux piquets,
de bois humain. Les voitures, chevaux inquiets.
La ville sera paradis des oiseaux de jour et de nuit,
les paons, les perroquet, les rapaces, les vautours,
seront rois les dépouilles posées sans plus d'amour.
Parce que tu aimes où tu es, ce ne sera plus ennui
les grands murs seront pyramides entreprenantes,
quand la ville sera pleine de vie, ma mort sera plaisante...
au bord d'elles
dansez, coins de gaité, buvons
dansons jusqu'à ce que ma tête
tourne aussi vite que la planete
portez du haut de vos émotions.
elle m'emmenera où elle voudra,
pour mieux brunir de nos entrelas
les yeux de tous passants-par-là,
rien n'y fait tel l'oeuf, je reste plat.
le matin de bois, vidé par lequel ?
d'argent ou de foi, elle était belle
trop peut-être, j'ai mes limites,
malheureusement,parfois j'invite.
de trop car je ne suis pas chez moi,
je croyais fourrer mais on m'a planté,
mon coeur à la place de l'argent
on aurait pu aussi bien m'arracher.